L’Équateur, un pays riche en biodiversité

Considéré comme l’un des pays les riches en biodiversité au monde, l’Équateur doit cette profusion faunistique et florale à un incroyable richesse écosystémique propice à l’épanouissement de la vie. Au nombre de 46, ces écosystèmes, distribués dans les 11 grandes écorégions du pays, sont alimentées par des climats tropicaux tempérés très divers qui leur donnent un aspect unique et singulier. Cette semaine, nous vous proposons de partir à la découverte de ces différents paysages par le biais des plus belles images prises par de nos guides photographes.

Les Páramos (hauts plateaux andins), aussi appelés puna ou altiplano sont des écosystèmes tropicaux d’altitude dont l’une des fonctions principales est la rétention de grandes quantités d’eau, qui au-delà de la propre chaine trophique naturelle, a été mis à profit par l’homme qui a colonisé depuis plus 8.000 ans les hautes Andes.

Grandes sources de biodiversité, isolés par la poussée graduelle des Andes, les páramos sont constitués d’une végétation unique, dont l’endémisme est l’un des plus hauts écosystèmes montagneux au monde.  La sous-espèce dEspeletia pycnophylla subsp. angelensis est, comme son nom l’indique, endémique de la zone des páramos du parc national Cajas au nord de l’Equateur.

Les espèces introduites, telles les vaches et taureaux de lidia, utilisés pour les corridas, créent malheureusement une très forte érosion sur les fragiles sols des páramos.

Les grandes plaines herbacées des hauts plateaux andins forment un manteau homogène de végétation rase donnant aux paysages un air de steppe.

La végétation acaule située à 3900 mètres d’altitude, au pied du volcan Antisana est extrêmement bien adaptée aux vents et aux températures basses, mais surtout aux fortes radiations solaires contre lesquelles les plantes doivent lutter.

Depuis l’époque pré-incasique, les populations alto-andines utilisent la glace pour divers usages mais son exploitation en tant que telle ne sera développée réellement que durant l’époque coloniale. De nos jours, malgré l’accès à la technologie, certains coupeurs de glace continuent encore à tailler de grands blocs depuis les mines situées au pied du Chimborazo, sur la cordillère occidentale de l’Equateur. Ces derniers, après avoir été coupés et solidement attachés avec des Calamagrostis (une espèce herbacée typique des páramos) seront vendus sur les marchés de Riobamba où la glace sera pilée pour venir agrémenter les jus de fruits granités.

Les bombes volcaniques qui jonchent les hauts plateaux des Andes centrales sont les témoins de l’activité volcanique passée qui a permis d’enrichir cycliquement les sols, comme en témoignent les steppes du plateau de Santo Domingo, au pied du Cotopaxi.

Ce panneau témoigne de la grande magnitude du relief des Andes équatoriennes, qui atteint à son point culminant les 6268 mètres d’altitude.

Les communautés indiennes andines sont partie intégrante des paysages équatoriens. Ici un chagra (cowboy des hauts plateaux) sur son cheval « pinto » en bordure de la lagune d’Ozogoche.

Depuis le sommet du volcan actif Tungurahua (5023 mètres), l’avenue des volcans, comme l’a nommée Alexander Von Humboldt, se révèle dans toute sa splendeur.

Texte: Xavier Amigo

Photo: Xavier Amigo, Fernando Revelo y Fransiska Muller