Suivez notre saga naturaliste aux Galapagos – Aujourd’hui : Les curieux Géospizes des Galapagos.

Les Galápagos sont un groupe d’îles relativement jeunes.

Elles sont encore en formation pour ce qui est des îles occidentales. Cela est dû au fait que ce secteur de l’archipel, en plus d’être à cheval sur une zone de subduction, est localisé en plein sur l’un des 45 point chaud de la planète.De plus, son histoire évolutive est fascinante et sert quotidiennement de référence. Ainsi, ce complexe de 17 grandes îles et plus d’une centaines d’ilots et roches, est souvent cité comme un laboratoire vivant de l’évolution. L’une des grandes références sur le sujet, reste bien entendu son avifaune. En effet, c’est elle qui a inspiré, et inspire encore de nombreux scientifiques pour leurs travaux.

Historiquement dépourvu de prédateur, l’archipel des Galápagos, est aussi appelé archipel de Colon.

Ce dernier est le lieu de nidification et de passage, migratoire ou temporaire, de plus de 180 espèces d’oiseaux. Parmi les 55 espèces résidentes aux Galápagos, 32 sont endémiques. Beaucoup de ces dernières sont des passereaux, aux allures mimétiques. Cette caractéristique soulignant le pouvoir d’adaptation des espèces dans des conditions extrêmes. Rappelons qu’en époque sèche, une grande majorité des espèces végétales perdent leurs feuillages. Ainsi, elles laissent apparaitre les sols typiques volcaniques et gris, de l’archipel, où évoluent ces volatiles en quête de nourriture. Parmi ces oiseaux, les Géospize et les Moqueurs sont sans aucun doute les plus représentatifs, et les plus iconiques.  Ils ont clairement divergé d’un ancêtre continental commun. Ils se sont chacun adaptés à un micro-écosystèmes et à des ressources alimentaires particulières, tout en générant des comportements adaptés à chacun de leurs biotes.

Le Géospize vampire (Geospiza sptentrionalis) est le dernier pinson décrit par la science.

En effet, il vient d’être splitté du Géospize á bec pointus (Gespiza difficilis). Il constitue donc la 17iéme espèce de Pinsons de Darwin présente sur l’archipel des Galápagos. Cette nouvelle espèce hématophage est confinée aux îles septentrionales de Darwin et Wolf. Durant l’époque sèche, il complémente son alimentation, de sang de Fous de Nasca et à pieds bleus. En effet, comme si de rien n’était, les Pinsons vampire picotent la peau des Fous, jusqu’au sang, afin de s’en alimenter. Ce comportement provient sans doute d’une dérive de leur habitude de déparasitage. Les fous se laissent « sucer » le sang sans rechigner. De plus, une autre source d’alimentation pour ces oiseaux, provient, encore en saison sèche, du nectar des cactus Opuntia. Ainsi, ce comportement alimentaire est unique chez le genre Geospiza. Beaucoup d’études sont en marche afin de comprendre un peu mieux, qu’elles seraient les autres possibilités d’adaptations « invisibles », qui se cachent derrière cela. Comme pour les chauves-souris, est ce que ces Pinsons produisent, à une époque de l’année, des enzymes anticoagulantes pour faciliter leurs mécanismes d’alimentation ? Ceci est l’une des questions que les chercheurs se posent… Bientôt la réponse.

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