Réserve de Jama-Coaque

Description

Description du circuit : Les forêts côtières équatoriennes sont le lien entre la forêt tropicale la plus humide du monde (le Chocó) et le désert le plus sec du monde (le désert d'Atacama). Venez vous aventurer pour un voyage scientifique près de la côte équatorienne.

Thème du voyage: Voyage scientifique sur la côte pacifique

Durée: 5 jours

Ville d'arrivée: Quito

Ville de départ: Quito

Niveau Physique: Aucune à modérée

Hébergement: Lodges standard

Guide:

Xavier Amigo

Grand passionné des milieux néo-tropicaux, il réside depuis maintenant 25 ans en Equateur, où il a fondé Nature Experience. Ornithologue et naturaliste autodidacte, il est titulaire d’un diplôme en Stratégie et Techniques de conservation en zone néo-tropicale, membre actif de plusieurs fondations de conservations et membre fondateur du réseau national..


Jour 1: Arrivée à la réserve de Jama-Coaque

Départ matinal de Quito pour la réserve de Jama Coaque. Au cours de ce voyage d'environ 6 heures, nous basculerons sur le flanc ouest de la cordillère des Andes et nous pourrons profiter de l'incroyable variation de paysage et de végétation suivant l’altitude. Nous prendrons notre repas à Pedernales avant de rejoindre la réserve dans l'après-midi. Après nous être installés confortablement dans nos chambres, nous aurons une courte explication concernant la réserve et les activités que nous y effectuerons. La nuit, nous pourrons profiter d’une première promenade nocturne dans la forêt autour de la rivière, à la recherche d'amphibiens et de reptiles. Dîner et nuitée à la réserve.

Inclus : le trajet de Quito à la réserve, le déjeuner, le dîner et la nuitée. Guide naturaliste local.

Jour 2: Diversité des forêts côtières : projet de caméras pièges

La réserve de Jama Coaque utilise des caméras pièges pour enregistrer et surveiller la faune depuis 2008. Les premiers travaux sur cette thématique visaient à dresser une liste des espèces de mammifères présentes dans la réserve. Au cours de la première année, 20 espèces ont été répertoriées, dont un certain nombre d'espèces rares et menacées dans ces forêts, comme le sapajou capucin et le daguet rouge. Après des années d’observation, un nouvel axe d’étude a été développé pour analyser les déplacements et l'utilisation de l'habitat par les ocelots dans la réserve et les propriétés environnantes. En 2016, 12 nouvelles caméras-pièges ont été utilisées pour analyser l’utilisation des corridor écologiques et de la canopée forestière par la faune.

Aujourd'hui, nous profiterons de notre journée pour visiter les sites où les caméras sont installées. Dans l'après-midi, nous pourrons analyser les photos obtenues avec les chercheurs et voir quels trésors sont cachés dans cette réserve. Possibilité d’une marche de nuit pour observer la faune nocturne. Dîner et nuit à la réserve

Inclus : pension complète, toutes les activités mentionnées dans le texte, conférences des chercheurs, nuitée. Guide naturaliste local.

Jour 3: Agroforesterie, communautés et cacao national

L'ouest de l'Équateur est resté peu peuplé jusqu'à il y a quatre générations. Avant cette époque, la forêt de la région était pratiquement intacte. Dans les années 1950, la colonisation de la région a été encouragée et l'élevage du bétail et les activités agricoles se sont développés. La région entourant la réserve de Jama-Coaque est confrontée à ce problème majeur.

Afin de trouver une solution à ce problème une initiative agroforestière communautaire a été créée. L’objectif est d'impliquer les agriculteurs et propriétaires dans les techniques de gestion durable des terres, comme l'agroforesterie. Cette technique est utilisée pour protéger les forêts restantes et restaurer les paysages dégradés qui entoure la réserve de Jama-Coaque. Aujourd'hui, les chercheurs de la réserve vont nous expliquer et nous montrer les progrès réalisés dans la région grâce à ces techniques et à l'approche durable des pratiques agricoles locales. Dans l'après-midi, nous parlerons de la culture d'une variété nationale de cacao très spéciale et des implications de ce mode de vie pour la conservation des forêts. Dîner et nuitée à la réserve

Inclus : pension complète, toutes les activités mentionnées dans le texte, conférences des chercheurs, nuit à la réserve. Les conférences données par les chercheurs peuvent varier en fonction des dates du voyage. Guide naturaliste local

Jour 4: Baguage : projet de suivi des oiseaux

Tôt le matin, nous suivrons les chercheurs pour une séance scientifique de baguage d'oiseaux. Les premières heures de la journée sont le meilleur moment pour effectuer les captures car les oiseaux sont généralement plus actifs. Tout en restant dans le cadre d'un protocole minimisant le stress des oiseaux, cette technique nous permet d'obtenir une énorme quantité de données très utiles pour la conservation des oiseaux et de leurs territoires. Les différentes populations d'oiseaux migrateurs et nicheurs sont suivies afin d’obtenir des informations détaillées sur l'utilisation de l'habitat, sur les schémas de migration, sans oublier des données biologiques détaillées telles que la phénologie des cycles de mue, l'état de reproduction et de santé des individus.

En effectuant ce protocole dans différents endroits de la réserve, il a ainsi été possible d’étudier les mouvements saisonniers des oiseaux au sein de l’écosystème.

Tous ces résultats nous permettent à la fois d'évaluer les impacts des interventions de reboisement et d'agroforesterie sur la faune sauvage mais aussi de documenter et prévoir les effets du changement climatique. Après cette activité, il y aura la possibilité d'une nouvelle promenade nocturne. Dîner et nuit à la réserve.

Inclus :  pension complète, toutes les activités mentionnées dans le texte, conférences des chercheurs, nuitée. Les conférences données par les chercheurs peuvent varier en fonction des dates du voyage. Guide naturaliste local.

Jour 5: Départ pour la capitale

Après le petit déjeuner, nous profiterons de la matinée pour nous promener le long d'un des sentiers de la réserve et faire nos dernières observations avant de repartir vers la ville de Quito dans l'après-midi. Nuitée libre.

Inclus : petit déjeuner, boîte lunch, transport de retour à Quito, guide naturaliste local.

Activités à ajouter en fonction des dates

 

Le baguage à long terme

Possibilité de bénévolat ou de visites spécialisées dans le baguage des oiseaux.

 

Le changement climatique

La Réserve de Jama-Coaque est située au point de transition entre les forêts sèches côtières et des forêts humides (Chocó). C’est également l’un des paysages les plus déboisés et les plus fragmentés d'Amérique du Sud.

Or les conditions climatiques et microclimatiques jouent un rôle majeur dans la présence et l'abondance des espèces. L’altitude, les type de forêt, de couvert forestier ou d'utilisation par l’homme affectent ces conditions microclimatiques, température et l'humidité.

Pour ces raisons, la surveillance des conditions microclimatiques dans le temps et entre les types de forêts et les catégories d'utilisation des terres est un moyen utile d'étudier et de prévoir les tendances de la biodiversité avec le changement climatique.

Cette étude de suivi des changements de température et d'humidité a débuté en août 2015 avec un gradient d'altitude de 600 m dans quatre types de forêts différents (pâturages, agroforesterie, lisière et forêt intérieure).

 

L'utilisation de la technologie dans la conservation

La capacité de surveiller à distance les changements dans le paysage à l'aide de drones ou d'images satellites a révolutionné le domaine de la biologie et de la conservation. La résolution des images obtenues grâce à nos vols de drones est mesurée en centimètres plutôt qu'en mètres. L'accès à ces images à haute résolution dans l'ensemble de la réserve nous permet de déterminer les facteurs qui peuvent influencer la répartition et l'abondance des espèces.

L'objectif de l'utilisation de la technologie des drones est de noter les changements saisonniers à long terme tels que la phénologie des arbres, le microclimat, la productivité ou les perturbations forestières.

 

L'étude des amphibiens et des reptiles dans la réserve

La première étude sur l'herpétofaune de la Réserve Jama-Coaque a été menée en 2009 par The Biodiversity Group (TBG). Pendant une période de cinq ans, le TBG s'est rendu chaque année dans la réserve afin d'inventorier les espèces. Après des années d'étude des amphibiens et des reptiles de la réserve, la liste est de 47 espèces de reptiles et 37 espèces d'amphibiens. L'un des nombreux résultats de ce travail est la création de guides de terrain gratuits et en couleurs pour les amphibiens et les reptiles de la réserve.

 

Recherche sur le cacao

La Réserve Jama-Coaque (JCR) est située dans la région cacaoyère la plus fameuse au monde. On pourrait la comparer à la province française de Bourgogne dans le domaine du vin.

Originaire d'Equateur, la variété de cacao connue sous le nom de "Nacional" est la variété de cacao la plus ancienne et la plus menacée au monde. C'est le descendant génétique direct des premiers cacaoyers connus domestiqués par l'homme il y a plus de 5 300 ans. Aux 18ème et 19ème siècle, le cacao national était considéré par de nombreux chocolatiers européens comme le cacao de la plus haute qualité au monde, apprécié pour son profil aromatique complexe. En 1916, une maladie appelée "balai de sorcière" atteint l'Équateur et décime le cacao dans tout le pays. Au cours des décennies suivantes, plusieurs variétés étrangères de cacao ont été introduites en Equateur et un siècle d'hybridation a eu lieu.

Au 21ème siècle, de nombreux experts pensaient que le cacao national pur n'existait plus. Pourtant 2009, l’institut agronomique Equatorien (INIAP) a analysé des échantillons d'ADN prélevés sur 11 000 cacaoyers dans tout le pays, et six d'entre eux se sont révélés être purs à 100%, soit seulement 0,05% du cacao échantillonné.

Jerry Toth, l'un des cofondateurs de la réserve, a également cofondé une entreprise équatorienne de chocolat noir appelée To'ak. A environ 80 kilomètres au sud de la réserve de Jama-Coaque, Jerry et son équipe ont installé une plantation de cacaoyer 100% nationaux. TMA et To'ak collaborent actuellement avec les communautés environnantes pour préserver ces reliques anciennes et les reproduire dans la réserve Jama-Coaque.

 

Reforestation

Dans un écosystème aussi fragmenté que la côte équatorienne, il ne suffit pas de conserver les derniers vestiges de la forêt. TMA réalise des projets de reboisement et d'agroforesterie sur des terres dégradées entourant la réserve de Jama-Coaque afin de : 1) réduire la pression des ressources sur les forêts indigènes existantes ; 2) étendre la forêt pour diminuer la fragmentation forestière ; et 3) créer une source durable de revenus pour les propriétaires locaux.

Jusqu'à 98% des forêts indigènes de la côte équatorienne ont déjà disparu. La petite forêt restante est dispersée dans toute la région “en mosaïque”, caractérisée par un grand nombre de fragments forestiers relativement petits, faiblement reliés par des corridors riverains ou des crêtes forestières. Le travail de la TMA vise à reboiser stratégiquement, élargissant ainsi l'habitat forestier et créant des voies migratoires clés pour les espèces sauvages en voie de disparition, tout en créant des emplois et des possibilités de revenus durables pour les résidents locaux.

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